
HAN XUE
Projet 2023 - 2026 ( histoire inspiré au tour de l'année 2017)
Chambre 101
Pitch
Arthur découvre un cadavre lors de son emménagement. Au même moment, sa voisine lui demande de l’aider à se débarrasser d’un inconnu dans son salon. Arthur choisit de l’aider, mais par un concours de circonstances, il est accusé de meurtre et s’enfuit.
Note d'intention
On ne croit que ce que l’on veut croire. « Chambre 101 » est un Court-métrage sur le jugement et la vérité. La vérité n’est qu’une question de point de vue.
Ici, chacun vit dans son propre monde, avec des points de vue différents. Les personnages semblent dialoguer, mais il n'y a pas de véritable communication. C'est comme si nous étions de plus en plus isolés dans la société dans laquelle nous vivons. Le film est devenu un microcosme. Il est impossible de se comprendre et de communiquer.
Le film tend à renverser chaque rôle et ses images. Ici, tout n’est pas noir ou blanc.A travers ce film je veux exprimer la complexité du comportement humain, la complexité des choses et leur nature multiforme. J'aime décrire ce que je ressens à propos de l'objectivité dans un état détachement (transcendance). J'aime utiliser des effets grotesques et disloqués pour exprimer ce sentiment de mon regard existentiel. Ce que je veux, ce n'est pas un résultat raisonnable selon une construction sociale. Mon souhait est que les gens comme Arthur puissent échapper aux préjugés et aux jugements. Ce film porte une attention particulière aux marginaux. J'espère réaliser ce film pour susciter une réflexion afin que la société prête davantage attention au sort des gens qui sont en marge de la société.

Note sur la composition musical
La musique est pensée comme une force invisible qui infiltre chaque scène. Elle ne commente pas : elle trouble, elle révèle, elle accuse. Au cœur du film, trois tensions — jugement, vérité, solitude — trouvent dans la musique un prolongement direct.
Elle agit comme une présence intérieure, presque morale, qui accompagne les personnages sans jamais les juger frontalement, mais en exposant leurs failles. Le dispositif sonore repose sur une idée simple : faire du lieu un organisme vivant. L’immeuble respire, observe, retient. La musique devient alors son émanation. Elle installe une chaleur familière, presque rassurante, immédiatement contaminée par une étrangeté sourde. Ce décalage est essentiel : il place le spectateur dans une zone d’inconfort, entre reconnaissance et perte de repères.
Dans les moments de tension — regards, silences, gros plans — la musique ne souligne pas, elle resserre. Elle agit par glissement : nappes qui se déforment, fréquences qui dérivent, motifs qui se désagrègent. Elle accompagne le basculement sans jamais le signaler frontalement. Le film porte également une dimension d’ironie. La musique s’en empare en détournant des formes familières : mélodies simples, presque naïves, progressivement altérées, étirées, ou déplacées. Ce jeu de contraste crée une instabilité constante entre ce qui est entendu et ce qui est perçu.
Style Musical
Le langage musical reposera sur une combinaison de :
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Synthétiseurs (Synthé) : pour créer des textures immersives et une sensation d’irréalité
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Piano : pour apporter une dimension intime, fragile et émotionnelle
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Effets électro / ambiants : pour enrichir l’espace sonore et accentuer la tension psychologique
L’ensemble devra trouver un équilibre entre minimalisme et étrangeté, en évitant toute surcharge, afin de laisser respirer l’image tout en maintenant une présence sonore marquante.


